Étonnamment compacte, la BrightView SPECT est une nouvelle technologie qui permet de se rapprocher du patient pour une résolution d'image supérieure. Le système offre une qualité d'image exceptionnelle.
La Caméra SPECT/CT Philips Bright view XCT : Une nouvelle avancée pour le Service de Médecine Nucléaire.
Depuis le printemps 2010, le Service de Médecine Nucléaire peut se flatter d’être le fier détenteur d’une “petite” pièce de haute technologie: une caméra SPECT-CT. Grâce à cet achat, le service de Médecine Nucléaire dispose maintenant d’une capacité d’imagerie SPECT de très haut niveau.
Qu’est donc une caméra SPECT-CT ?
Comme le maintenant bien connu PET-CT fonctionnel depuis 5 ans dans notre Institut, le SPECT-CT fait partie des techniques d’imagerie dites hybrides. En pratique, cela signifie ici que deux modalités d’imagerie différentes, un SPECT et un CT, sont assemblées en une seule structure fonctionnelle. Grâce à cela, le patient bénéficiera dans le cadre d’un seul passage de tout le corps au travers de celle-ci de deux imageries complémentaires acquises dans les mêmes conditions.
Le SPECT, abréviation pour Single Photon Emission Computed Tomography (en français, Tomographie Computée à Emission de Photon Unique), fournit une information fonctionnelle (par exemple, une captation osseuse augmentée d’un traceur radiomarqué au niveau de lésions métastatiques squelettiques de cancers mammaires ou prostatiques) tandis que le CT scanner apporte l’information anatomique et morphologique correspondante. Ces deux modules étant tomographiques, ils permettent une imagerie tri-dimensionnelle, une vue en coupes dans les 3 plans de l’espace des lésions.
"Single Photon" signifie que l’information est obtenue après injection intra-veineuse de molécules spécifiques marquée au moyen d’un radio-isotope (principalement le Technétium-99m mais aussi l’iode-123 ou l’iode-131) qui (pour simplifier) émet un rayonnement gamma détecté au travers de cristaux et appareillages électroniques spécialement dédiés. La technologie SPECT se démarque donc clairement de celle du PET (abréviation de Positron Emission Tomography ou en français, Tomographie d’Emission Positonique). Le PET utilise en effet d’autres isotopes (par exemple, le Fluore-18, le Gallium-68) qui n’émettent pas de rayonnement gamma mais un positron, un électron positif, qui s’annihile en émettant deux photons gammas de haute énergie de direction opposée et qui sont détectés simultanément (on parle ici de détection en coïncidence).